LES
TRADITIONS
Au
cours de leurs évolutions, les Chinels mettent un point d’honneur à perpétuer
certaines coutumes, aussi appelées « brimades ».
La
plus populaire est, à n’en pas douter, le sabrage des dames :
mû
par sa tendance à la plaisanterie - et sans doute aussi par la part de sang
latin coulant dans ses veines, le Chinel aime à quitter les rangs pour
s’approcher d’une agréable représentante du sexe dit faible. Se présentant
devant la dame ou la demoiselle qu’il a remarquée, il lui effleure le mollet
avec son sabre en bois. La réaction de la « sabrée » peut aller de
l’étonnement au début de panique en passant par le fou rire. La saluant
d’un dernier sourire - ou l’invitant à toucher sa bosse arrière en guise
de porte-bonheur, le plaisantin ravi regagne le groupe et reprend la danse. Il
ne faut voir dans cette pratique qu’une marque de galanterie et d’amitié
bien qu’il soit parfois arrivé qu’elle provoque certaines réactions un peu
vives de quelque mari jaloux.
